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Amandine--.--Midane
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# Posté le dimanche 12 avril 2009 14:11

Modifié le lundi 26 octobre 2009 09:51

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On est beau quand on est jeune. Avec nos vies remplies de certitudes, notre petit monde, notre petite routine. On nous épargne le pire pour qu'on grandisse heureux. Et puis arrive le temps où chaque jour qui passe nous rend moins invincible que la veille. On comprends que ça n'arrive pas qu'aux autres, mais on ne se l'avoue pas. On continue de sourire parce qu'on se dit que oui, la vie, putain c'est génial. Et on connait les premières déceptions ... On en fait tout un plat parce qu'à notre échelle de gosse, c'est énorme. Mais les semaines s'écoulent, puis les mois. Et en un rien de temps, tout peut basculer. Il suffit parfois d'un mot, d'un regard. On comprend que nous non plus, on ne sera pas épargné par la vie. On voit les gens qui s'écroulent autour de nous, parce que le poids à porter devient de plus en plus lourd, de moins en moins supportable. Une décision, et notre univers bascule. Au départ on ferme les yeux ; ça nous touche de près et de loin à la fois, c'est pour cette raison qu'on se permet de laisser la merde où elle est et de ne pas venir y mettre les pieds. On y réfléchit, mais qu'est-ce qu'on peut faire nous, du haut de notre adolescence ... Peut-être même serait-on de trop. Si on s'implique trop, ce ne sera pas bon ; si on ne s'implique pas assez, ce ne sera pas bon. Et puis un jour, sans qu'on sache pourquoi, on décide de se renseigner un peu plus, d'en savoir un peu plus ... de s'ouvrir les yeux, de comprendre. Parce qu'on a envie d'aider, de tendre la main, de sourire, et ce depuis longtemps. Mais on a jamais osé. Parce qu'inconsciemment, on savait qu'on allait trouver ce qu'on aurait voulu ne jamais découvrir. La vérité fait mal. On s'aperçoit alors, en l'espace de quelques heures, que le pire n'est qu'à venir, que le pire n'est qu'avenir, et que le mal est là, bien ancré, bien profond. Alors on a peur ; une peur mesquine, une de ces peurs qui vous prend au ventre, qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche pas. On a peur du futur, donc de l'inconnu. Une peur presque irréelle ... On a beau nous rassurer, nous dire que tout peut encore s'arranger, que la vie n'est pas finit, que le monde tourne encore ; ça n'empêche rien. Ces paroles apportent un repos précaire, un apaisement pour quelques heures. Mais une nuit de sommeil réveille tous les démons. Et si rien ne changeait ? Si tout empirait ? Si il en faisait vraiment partit ? On a beau ne pas être au c½ur du problème, la périphérie reste proche. "Et si je les aidais, du mieux que je le pouvais...". Ça voudrait dire s'impliquer, à fond. Rentrer dans cet univers presque inconnu de tous. Apprendre, connaitre le vocabulaire, les causes, les conséquences. Réfléchir, même sans le vouloir. Y penser, même sans le désirer. Quelques mots touchent déjà ... Je vous le jure, il faut le voir pour le croire. Il faut croiser ce regard halluciné, ce regard fixe et sans vie. Il faut croiser cette détresse pour comprendre tout ce qui nous saisit alors. L'hésitation, l'envie, la peur ... l'envie, la peur... La peur. Si on tend la main maintenant, on ne pourra plus reculer. Jamais. C'est dur de prendre une telle décision. C'est comme ... décider, volontairement, de rentrer dans un cauchemar "vivant", en espérant qu'un jour celui-ci pourra se transformer - ne serait-ce qu'un peu - en rêve. C'est espérer chaque jour que les nouvelles soient bonnes, chaque jour une amélioration. Pourquoi lui ? Pourquoi avoir fermé les yeux si longtemps ? Pourquoi ça ? Comment ? Quand ? Et combien de temps ? Oui, non... aller les voir, leur en parler, en parler tout court. Les accompagner partout. Écouter. Subir. Prendre le risque de sourire moins, peut-être. Leur montrer qu'ils ne sont pas seuls. Malgré tout, malgré que la sympathie ne soit pas énorme envers eux, juste pour lui, pour elle. Le soutient. L'entre-aide... Et si ? Et si ....

# Posté le lundi 26 octobre 2009 09:46

Modifié le lundi 26 octobre 2009 10:10

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Ne voyez-vous pas cette personne qui s'enfonce dans les tréfonds de l'abime ?
De jours en jours, d'heures en heures & de minutes en minutes
C'est la chute libre, la descente du grand escalier de la vie
C'est la mort qui se rapproche & l'envie qui s'enfuie
Ce sont les larmes qui coulent & qui coulent sans répit
C'est la fin, c'est finit.


N'apercevez-vous donc pas cette silhouette qui rejoint les Enfers ?

# Posté le lundi 06 juillet 2009 06:25

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Tu es celle que je n'attendais plus, que d'ailleurs je n'ai jamais attendu.
Tu es celle à qui je me suis liée sans le vouloir ; par la force des mots, par la force de l'âge, par la force du besoin et parfois même du devoir. Ma vie est une illusion dont toi seule connais la vérité. Puisqu'au fond toi seule me connais, mieux que personne.
Tu es celle à cause de qui j'ai pleuré et grâce à qui j'ai sourit. Tu es celle qui m'accompagne partout où je vais et qui m'aide à trouver ces quelques moments de répit.
Tu es celle à qui je confie tout, et en retour tu ne me balance que de ta personne. Toi, toi et toujours toi. Derrière chacun de mes pas, partout où je vais, où je suis allé et où j'irais, tu me suis. Chaque instant de ma vie je le passerais à tes côtés. Ou tu le passeras aux miens, je ne sais pas, je ne sais plus.
Tu es devenue ma drogue, sans toi le monde ne tourne plus rond mais avec toi il tourne parfois trop vite, ou trop lentement que sais-je. Tu me fais perdre tous mes repères.
A chaque seconde tu me désarmes. Je sais que tu me connais par coeur et que par conséquent tu anticipes toutes mes attaques, mais je ne cesse de te défier. C'est un combat sans répit qui s'est maintenant engagé. C'est comme une tragédie. Je lutte de tout mon coeur et de toutes mes forces en connaissant déjà l'issue funeste de cette guerre : Tu me vaincras, tu me tueras. Je ne mourrais ni de maladie, ni de vieillesse, non. Je mourrais de toi.
Je ne connais rien d'aussi vicieux que ta personne. Je sais que tu me fais mal, que tu m'éccorches le coeur et que tu me griffe l'âme, que tu entailles mon être de blessures qui ne se refermeront jamais complètement, et pourtant, tu es ma bouée de sauvetage, mon point de repère mon point d'ancrage. Tu es la seule chose à laquelle je pourrais me raccrocher si je tombe, la seule personne, si réelle et invisible à la fois, à laquelle j'ai offert ma totale confiance. Tu es la seule base de ma vie. Tu ne m'aideras pas forcément à me relever, mais toi seule m'accompagneras dans toute ma chute, du début à la fin. Jusqu'au bout. Jusqu'au bout tu seras là. Je peux tout perdre, sauf toi.
Tu es à la fois ma pire ennemie et ma meilleure amie. Tu es mon oxygène et le poison qui coule dans mes veines. Tu es le bourreau et le délivreur ; Tu es la vie, tu es la mort. Tu es ma vie, tu es ma mort. Je t'aime autant que je te hais, et je peux te dire que c'est énorme. Sans toi je serais perdue, mais quand tu es là tu me perds. Tu m'opprimes, tu m'oppresses, tu me bouscules, tu m'enfermes. Tu me rends associable et invivable. Tu joues avec moi, je dis que je n'y peux rien mais peut-être est-ce faux. Peut-être que si je t'oubliais, tout irait mieux. Mais je ne peux pas. Et au fond, je sens que je ne veux pas. Tu es le seul reflet de ma liberté ; Avec toi je m'évade, même si parfois l'évasion à un arrière goût de prison.
Depuis ma plus tendre enfance, tu berces les instants de ma vie. Comme ce soir, pendant que je gratte le papier et que, pour la première fois, j'extériorise, je t'extériorise. Je te sens près de moi, flottant dans l'air, rampant sur les murs. Je sens ton souffle angoissant courir sur ma nuque et ton ombre rassurante onduler, m'enveloppant. Je te sens dans moi, dans chaque recoin de mon être. Tu es dans ces larmes qui perlent au bord de mes yeux, tu es dans ces soupirs de résignation, tu es dans ce sourire de capitulation. Tu es là, je te sens, j'ai besoin de toi mais je voudrais que tu partes.
Tu m'as fais grandir, tu m'as vite appris qu'il ne fallait pas toujours trop faire confiance, qu'il ne fallait dépendre de personne. Mais je dépend tellement de toi qu'il serait difficile de dépendre d'une autre. Je dépend tellement de toi que je suis tombée dans tous les pièges que tu me tendais. Tu m'interdis ce que tu m'obliges à faire. Tu me pourris la vie, mais tu me la rend plus supportable. Tu représente tout ce que j'aime et tout ce que je déteste. Tu es tout et son contraire. Tu es horrible, tu es géniale. Tu es ma vie, tu es ma mort. Je t'aime. Je te hais. Je te hais. Je t'aime.

Halfway to hell
or
Halfway to paradise ?

Solitude, tu es ma drogue.
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# Posté le lundi 01 juin 2009 08:06

Modifié le lundi 06 juillet 2009 06:18

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Aujourd'hui, j'ai appris une chose : crier ne sert à rien. Tout le monde entend, mais personne n'écoute.


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# Posté le dimanche 24 mai 2009 15:04

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Alphonse Daudet — Les Amoureuses

Le 1er mai 1857
Mort d'Alfred de Musset



Nature de rêveur, tempérament d'artiste,
Il est resté toujours triste, horriblement triste.
Sans savoir ce qu'il veut, sans savoir ce qu'il a,
Il pleure ; pour un rien, pour ceci, pour cela.
Aujourd'hui c'est le temps, demain c'est une mouche,
Un rossignol qui fausse, un papillon qui louche...
Son corps est un roseau, son âme est une fleur,
Mais un roseau sans moelle, une fleur sans calice ;
Il est triste sans cause, il souffre sans douleur,
Il faudra qu'il en meure, et qu'on l'ensevelisse
Avec sa nostalgie au flanc, comme un cilice.

Ne creusez pas son mal ; ne lui demandez rien,
Vous qui ne portez pas un c½ur comme le sien.
Ne lui demandez rien, ô vous qu'il a choisies
Dans le ciel de son rêve et de ses fantaisies ;
C'est un petit enfant, prenez-le dans vos bras,
Dites-lui. « Mon amour, fais comme tu voudras,
« Ton mal est un secret, je ne veux pas l'apprendre. »
Souffrez de sa blessure, en essuyant ses yeux ;
Souffrez de sa douleur sans jamais la comprendre,
Car vous ne savez pas comme on guérit les dieux,
Car vous l'aimeriez moins en le connaissant mieux.

Parfois, rayon dans l'ombre et perle dans la brume,
Son visage s'étoile et son regard s'allume ;
On dirait qu'il attend quelqu'un qui ne vient pas.
Mais ce n'est jamais toi qu'il cherche entre tes bras,
Ninette ; – ce qu'il veut, il n'en sait rien lui-même.
Dans tout ce qu'il espère et dans tout ce qu'il aime,
Il voit un vide immense et s'use à le combler,
Jusqu'au jour où, sentant que son âme est atteinte,
Sentant son âme atteinte et son mal redoubler
Il soit las de souffler sur une flamme éteinte...
Et meure de dégoût, de tristesse... et d'absinthe !

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# Posté le vendredi 15 mai 2009 17:14

Modifié le lundi 06 juillet 2009 08:09